Pourquoi le rallye ?
Pourquoi le Rallye.... Il est difficile de savoir comment m’est venu le rallye, mais il est certain que le premier rallye que j’ai vu était le Pays du Gier 96. Comment rester insensible au spectacle qui se déroulait devant mes yeux, en effet Sylvain Polo ( Maxi Mégane ) et Hugues Delage ( BMW M3 ) se sont livrés une bagarre de tous les instants terminant à 21 secondes d’écart à la fin du rallye. Qui n’a pas été impressionné la première fois qu’il a vu une kit-car, soudée par terre, ou une M3, toute en glisse ????
Pendant trois ans je me suis donc contenté de voir deux rallyes par an : le Pays du Gier et le Forez car je n’étais pas en âge de conduire. Par contre dès que j’ai eu la chance d’avoir le permis de conduire et une voiture, j’en ai profité car depuis quelques années j’avais soif de voir passer des voitures. En 2001, j’ai pu donc aller voir le Lyon-Charbo par exemple, mais aussi le Pays du gier, le Forez par mes propres moyens... A force de lire " rallye mag’ ", de suivre les rallyes, de voir des cassettes vidéo, j’ai commencé à en savoir plus sur les rallyes. C’est pour cela qu’en 2002, j’ai pu voir pas moins de douze rallyes. En effet, je suis allé voir le rallye Monte Carlo et là, là c’est vraiment impressionnant : non seulement ça accélère fort mais en plus ça freine tout aussi fort. Non, c’est vraiment à voir. Ensuite je suis allé voir le rallye d’Annonay, et là encore il y a eu une très belle bagarre pour le scratch entre la superbe 306 Maxi d’Artru et la Maxi Mégane de Perrin.
Après est venu le rallye du Pays du Gier qui a été un tournant dans ma petite vie de rallye. Nous étions un vendredi soir, j’étais sur le parking du cinéma de Saint-Chamond, je prenais des photos comme à mon habitude, et là quelle ne fut pas ma surprise quand le pilote de l’équipage numéro 44 s’approcha de moi. Il s’agissait de Jean-Pierre Vital qui me demanda si je pouvais lui envoyer les photos que j’aurai prises de lui. Je lui répondis qu’il n’y avait aucun problème et qu’au contraire ça me faisait plaisir. Il finira le rallye à la douzième place scratch et premier de la classe A6. Par la suite, je suis allé le voir au rallye du Rouergue et là je lui ai demandé si je pouvais faire partie de son assistance lors de la prochaine manche du challenge Citroën Saxo, c’est à dire le rallye du Mont-Blanc. Par chance, il accepta, j’étais aux anges : pour la première fois de ma vie, j’allais pouvoir suivre un rallye de A à Z. Me voilà donc au rallye du Mont-Blanc parmi Cédric Robert, Brice Tirabassi, Serge Jordan, Simon Jean-Joseph, Patrick Magaud......et bien d’autres. Nous arrivons à Morzine le jeudi soir sous la pluie. Je suis avec Jean-Pierre ( ndlr : Vital ) dans le camion d’assistance avec la Saxo, derrière sur la remorque. Nous arrivons au gîte où nous attendait son copilote : Pierre Decouzon. Vendredi matin, nous partons du gîte en direction du centre de Morzine, pour aller au "camion Michelin" monter et marquer les pneus. Ensuite direction les vérifications administratives et techniques. Après, l’équipage pose la voiture au parc fermé, nous allons tous manger. Sortis du restaurant, le stress commence à monter un peu, moi qui n’avais fait que voir les autos de course je vais pouvoir enfin les toucher. Nous déposont l’equipage devant le parc fermé, et nous ( Laurent Segard et moi même ), nous allons les attendre à la sortie du parc, juste avant la première spéciale. Ce premier jour de course compte quatre spéciales. Nous sommes le 6 septembre 2002, il est environ 15h30 quand j’aperçois au loin la Saxo jaune qui arrive. Je m’approche de la route et fais signe à Jean-Pierre que nous sommes là ( sur un trottoir, il faut faire attention car il y a beaucoup de circulation ). Nous avons 10 minutes d’assistance, nous ne changeons pas les pneus, il reste en N 20 car ça devrait être sec, nous mettons juste de l’essence et nettoyons le pare-brise. Ca y est les 10 minutes sont déjà passées. Nous sommes déjà en route pour l’assistance suivante, celle de Samoëns. Jean-Pierre devrait arriver un peu avant 17h, nous installons le matériel : le cric, le jerricane d’essence, l’entonnoir, les clés en croix, les chandelles....car nous avons 30 minutes d’assistance cette fois-ci. Les premiers du challenge arrivent, je leur demande leur temps des deux premières spéciales du rallye. Henry a signé les meilleurs temps du challenge dans la une et la deux, tandis que Jean-Pierre signe quant à lui le neuvième temps dans la une et le vingtième dans la deux. Ca y est, la galère commence pour l’équipage puisque Jean-Pierre se rend compte que les conditions météo rencontrées lors des reconaissances ( brouillard et pluie ) l’handicapent fortement, de plus il n’aime pas trop la physionnomie des routes de ce rallye Mont-Blanc. Dernière assistance de vendredi, nous remontons sur Morzine. Une fois l’assitance terminée, nous les attendons à l’entrée du parc fermé. Samedi matin, un long périple nous attend : nous devons effectuer la centaine de kilomètres qui séparent Morzine de Beaufort. Aujourd’hui huit spéciales sont au programme. Nous sommes sur la route, l’heure tourne, la route ne cesse de monter, de descendre, de serpenter, nous avons peur de ne pas arriver à l’heure. Heureusement, nous arrivons enfin, les camions Peugeot, Citroën, Ford, BSA... sont déjà installés et il ne reste plus beaucoup de place déjà. Nous nous frayons un chemin et comme d’habitude nous installons le matériel. Je pars attendre la Saxo au CH pour leur indiquer notre position. Cette journée de Samedi va être encore plus difficile que celle de Vendredi. En effet, Jean-Pierre va effectuer de mauvais choix de pneus, ensuite à l’assistance de Samoëns, nous allons essuyer un gros orage. Nous retaillons à la hâte deux TA neuf pour l’avant, et pour couronner le tout, la dernière spéciale de la journée s’effectue sous une pluie battante et sous le brouillard. Avec ou sans rampe de phares, c’est le même résultats : tout le monde est "arrêté". La première assistance de Dimanche s’effectue à Morzine et là encore, il faut arriver tôt ( 6h30 ) si l’on veut avoir une place. Nous déjeunerons donc dans le camion, Laurent et moi. Cette dernière journée de course totalise quatre secteurs chronométrés. Pas de miracle au niveau du résultat, Jean-Pierre navigue toujours au niveau de la vingtième place du challenge. Q’importe le résultat, certes il aurait été très encourageant que Jean-Pierre soit mieux classé, mais ce que je retiens en particulier c’est ma première assistance, le premier rallye que je peux suivre sur trois jours, cotoyer des personnes ayant la même passion que moi. Alors Jean-Pierre, je te dis un grand merci de m’avoir fait vivre de telles choses et de m’avoir donner cette opportunité.
Ma deuxième assistance eut lieu près de Thiers lors du rallye des Monts Dômes. Cette fois-ci, la Saxo était bleue, c’était celle des frères Découzon. A l’assistance nous n’avons pas eu de problèmes, cependant dans la quatrième spéciale du rallye alors que les frangins étaient en pleine attaque, ils heurtèrent une pierre et crevèrent, ils firent ainsi 5 km sur la jante et perdirent une vingtaine de secondes. Pour finir, ma dernière assistance de 2002 eut lieu au Var et toujours pour Jean-Pierre Vital associé à Pierre Découzon ( juste le vendredi ). Les deux derniers jours j’étais aux bords des routes pour prendre des photos. Entre temps je suis allé voir le rallye Terre des Cardabelles : que de spectacles, tout est beau à voir aussi bien les premiers que les derniers sont agréables à voir, toujours "en vrac", toujours "en glisse". Vraiment si vous n’avez jamais vu un rallye terre je vous conseille d’aller en voir un, ça vaut le détour.
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