Portrait de François Pélamourgues
29 jui 2009 - Portrait de François Pélamourgues (Vue 417 fois)
1 - Bonjour François, peux-tu te présenter brièvement ?
J’ai 39 ans, je cours depuis 14 ans. Dans la vie civile, je suis professeur de génie mécanique à l’IUT de Rodez.
2 - Tu es un personnage reconnu de part tes performances dans le comité Midi Pyrénées, peux tu nous résumer ta carrière ?
J’ai débuté en 1994 sur un GT Turbo, en 1996, j’ai acheté la 106 rallye 1.3l de Vincent Leduc qui venait de gagner la coupe 106. J’ai remporté avec le challenge de la boutique Peugeot Sport en 1997. Les bons d’achat m’ont permis de monter une 106 rallye 1.6 avec laquelle j’ai couru 2 ans. J’ai disputé quelques manche du volant 106, avec comme meilleur résultat une 3° place à la Rochelle en 1999. En 2000, je l’ai transformé en 106 S16, puis je l’ai fait évoluer pour coller à la nouvelle réglementation GrN 2001. J’ai gagné la classe N2 à la finale de Limoges en 2003. Je l’ai vendu début 2005 et j’ai acheté la clio RS de Michel Bouchet, avec laquelle je cours aujourd’hui encore. Je l’ai amélioré par petite touche, elle est au top aujourd’hui. J’ai gagné le groupe N à la finale de Mende en 2007, ainsi que 5 victoires scratch. En 2008, j’ai disputé 5 manches du CDF, avec quelques jolis résultats.
3 - Tu es un pilote qui n’hésite pas à franchir les frontières de ta ligue. Tu as entre autres signé de belles performances en trophée BF Goodrich l’année dernière et cette année (Charbo). Quels sont pour toi les points forts et faibles du trophée BF et des épreuves du championnat de France ?
Les épreuves du CDF sont belles et variées. L’an dernier, je n’étais pas inscrit au trophée BF car cela te prive des primes de classes et ce n’est pas évident de rentrer dans les points du trophée ! Le point faible du trophée est justement de ne primer qu’au scratch, et pas du tout à la classe. Il faudrait selon moi un barème mixte, qui prenne en compte le scratch et la classe. Avec une N3, c’est dur de rentrer dans les points du BF, avec une N2, c’est quasi impossible.
4 - Plus récemment, tu as disputé le rallye du Forez où à l’issue de l’épreuve tu termines 1° de classe et 3° de groupe derrière les N4 de Robert et Lacomy. Tu avais remporté le scratch de ce rallye en 2007. Raconte-nous ce rallye.
Le Forez 2007 est un souvenir à la fois exceptionnel et triste. Triste car le rallye a été endeuillé par le décès de Jérôme Grallien. Exceptionnel car nous avons construit notre victoire en roulant fort dans des conditions délicates. Cette année, la pluie s’est arrêtée trop tôt pour nous ;-)
5 - La bagarre avec Cédric Robert devait être sympa quand on sait que vous rouliez ensembles dans le Team Paverani la saison dernière ?
Proches, c’est exagéré. Nous nous entendons bien, mais c’est surtout un modèle pour moi. J’ai eu le privilège de partager 3 rallyes avec lui dans le Team Paverani, ce qui m’a permis de le connaître un peu mieux. Il ne m’a jamais déçu, dans les chronos et ailleurs.
6 - Entre les rallyes asphalte, tu parviens à t’aligner sur des manches terre avec une 106. Tes sensations sur cette surface ?
Je suis plus « cool », je n’ai pas le même souci de performance. Je progresse au pied gauche, et quand les soucis techniques ne sont pas trop nombreux, comme au Provence cette année, c’est un vrai régal.
7 - Ce qui est impressionnant chez « Pela », c’est la pointe de vitesse mais aussi la régularité. Depuis combien de temps es-tu invaincu dans ta classe et à quand remonte ton dernière abandon ?
Remi Jouines m’a tapé 2 fois l’an dernier (je le lui ai bien rendu en le tapant 2 fois également). Nous avons un niveau très proche et comme moi il ne lâche rien. En coupe de France, C’est Dédé Sirot le dernier à m’avoir tapé, en 2006 au rallye Haute Vallée de la Loire. Cédric Robert m’avait tapé en 2005 sur la clio d’Eric Louat au rallye du haut Lignon. Les 40 et quelques autres fois, j’ai gagné la classe N3. Mais ce n’est pas toujours facile. Au Saint-Emilion cette année, Romuald Lezeaux ne m’a pas lâché et je m’impose pour 10 s sur un natio, ce qui est infime. Au Forez, je n’ai distancé Pascal Bérard que parce qu’il a fait de mauvais choix de pneus. C’est un peu ce que je recherche en sortant de mes bases, me battre avec les meilleurs pilotes de la région. Souvent ça marche, parfois non, mais c’est le jeu. Si tu veux jouer, il faut perdre.
8 - La Clio est aussi d’une fiabilité exemplaire. Comment organises-tu l’entretien de l’auto ?
Je la prépare seul, et je l’entretiens avec mon pote Etienne, qui m’accompagne sur tout les rallyes, assisté de Fabrice pour les « gros » rallyes. Je suis assez pro dans mon approche, avec beaucoup de maintenance préventive et de changement systématique de pièces. Ca me réussi plutôt bien, je n’ai jamais abandonné sur problème mécanique avec la clio.
9 - Tu devais participer au Limousin mais finalement tu as officié en tant qu’ouvreur pour Guillaume Canivenq, un pilote de ta région que tu supportes depuis ces débuts ? Ton ressenti sur le rôle d’ouvreur et sur les performances de Guillaume ?
Je n’ai jamais envisagé de participer au Limousin cette année, c’est la fédé qui m’a mis sur la liste pour « faire du monde » ! J’aime bien Guillaume, il est rapide, simple et pas prise de tête. Il travaille depuis 6 mois dans l’entreprise de contrôle technique de mon frère, je le connais donc assez bien. Ouvreur d’un guerrier pareil, c’est très intéressant, il n’est pas question de le freiner mais juste de pinailler sa partition pour lui faire grappiller en toute sécurité quelques dixième de secondes. Je pense qu’a ce niveau de performance, c’est un petit plus.
10 - Quel est le programme pour la deuxième partie de saison ? Championnat de France, finale ?
Clio R3 loué chez Vivens Rallye Location pour le Rouergue. On a cassé la tirelire avec mon copilote, j’espère qu’on va se régaler. Après je ne sais pas trop, j’aimerai refaire le Mont Blanc et le haut Lignon.
11- Nous te remercions pour ta disponibilité et te souhaitons bonne continuation.
Merci à toi !